La Seine à Paris, avec Emile C. (4)

 

Trois poèmes d’Emile C., 20 ans, et Yves Bergeret, sur des thèmes choisis par Emile, et créés à Paris avec gestes de couleurs des deux auteurs, sur Gerstaecker Aquarelle 200g, format 36 cm x 48, les 1er, 2 et 4 janvier 2020.

 

 

1

 

 

 

 

Au Havre il y a la fin de la Seine,

embouchure avec l’océan atlantique.

La Seine traverse la ville Paris.

Le fleuve se lève

et explose de joie.

 

« Est-ce qu’elle chante, la Seine ? Oui.

Est-ce qu’elle dort, la Seine ? seul toi le sais.

Est-ce qu’elle rêve, la Seine ? Oui.

 

Tu as entendu le récit de son rêve

qu’elle porte jusqu’aux vagues salées :

elle t’a chanté que tu es le fils aîné de son rêve »

 

 

 

 

2

 

 

La Seine et Notre-Dame

 

[La tour Eiffel tout à gauche

et la cathédrale en feu jaune d’or, peintes par Emile]

 

 

 

 

« Ma grande grande Notre-Dame

tu es magnifique mais tu as brûlé

et ta flèche est tombée.

Les pompiers… »

 

« J’entoure le feu », dit la Seine.

Je creuse la pierre », pense la Seine.

Je lave la tristesse et la peur », ose dire la Seine.

« Qui vit sur ma rive, dit la Seine donne

au vitrail, à la rosace, au tympan son salut

que j’emporte jusqu’au fond de l’espace

et jusqu’à la racine du temps. »

 

 

 

 

3

 

 

La Seine et le port de l’Arsenal

 

 

[à gauche peints par Emile en rouge la colonne de la place de la Bastille et en jaune d’or le génie ailé en haut de cette colonne, surmonté par le soleil]

 

 

 

 

Paris et le port de l’Arsenal.

Il y a le fameux port de l’Arsenal.

Il y a le fameux canal de l’Arsenal

et un jour je partirai vers l’inconnu.

 

Les pierres de la Bastille

trouvent leur liberté dans le courant bleu ;

les bois des bateaux du port

aiment que les pierres aussi portent Paris

tandis que la Seine chante avec le génie de la Bastille.

 

 

 

 

 

 

*****

***

*

 

 

 

 

Une réponse à “La Seine à Paris, avec Emile C. (4)”

  1. lemaitre xavier dit :

    Poissy, le 20 janvier 2020

    Paris, Poissy en Seine

    Quelques vagues de partage des eaux et des mots,
    Quelques lignes mettent en scène, l’eau vive du vouloir.

    On entendait hier : « Sans commune mesure ! 
    On ne saura donc jamais comment elle dure ! »

    Folles flammes comme enfléchures d’arceaux,
    Fleurs et feuilles de pierre éclosent en chapiteaux.

    Toit disparu a dénudé l’édifice,
    Foi sincèrement s’offrit en sacrifice.

    Tant de corps se sont dressés avec passion,
    Tant de voix se sont élevées à l’unisson !

    « Vierge Souveraine » , ici et maintenant
    Où sont les rêves futurs et les vœux d’antan ?

    Le jeune François Villon chanta « les Frères humains »,
    Le vieux Victor Hugo dessina « l’Espoir lendemain ».

    Ce soir, la douce paume de la lune en peine
    Caresse la chair fébrile de la frêle Seine.

    Le fleuve ondoyant porteur de navires
    Se glisse sous le Pont Neuf, se ravive,

    Parfois noie ; toujours désaltère
    Faune et flore, hommes et terres.

    Poissy, ici deux flèches de pierre
    Coiffent très haut le saint baptistère.

    Le Prieuré royal tout juste restauré
    Préserve d’antiques jouets princiers.

    Des antipodes, artistes et architectes avisés
    Viennent étudier la « machine à habiter » du Corbusier.

    Fleuve courageux aspire au grand large.
    Enfin sans entraves, il gagne une liberté sans rivage.
    Xavier Lemaître

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :